Des cirques sans animaux sauvages : enfin !

[...] mon peu d'attirance pour l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques est devenue une conviction politique. Plus tard, un reportage sur la maltraitance des orques dans les Marineland, diffusé sur la chaîne Arte, n'a fait que confirmer mes arguments en faveur de la protection de ces êtres vivants qui n'ont rien à faire dans des cages ou des bassins dans lesquels ils crèvent à petit feu.

Fidèle à moi-même, j’aimerais que mon premier billet d’humeur soit un billet de…. bonne humeur.

Laissez-moi commencer par une petite anecdote.

C’est un dimanche pluvieux. Je cherche quelque chose d’original à faire avec mes filles, qui sont encore petites. En ouvrant le journal, je tombe sur une publicité : un très célèbre cirque donne une représentation du côté des Arènes de Poitiers. Je n’ai jamais été très amatrice de cirques avec animaux sauvages, mais pour les filles, enthousiastes, je me décide à y aller quand même.

Lorsque nous arrivons sur place, et parce que nous sommes très en avance, je décide de faire un tour parmi les caravanes. Le spectacle nous coupe le souffle, mais pas pour les raisons qui, généralement font s’extasier devant une représentation. Non, cette fois-ci, nous voyons dans quelques cages des lions exsangues au pelage abîmé, manifestement rendus groggys par on ne sait quel cocktail. Nous voyons des éléphants amaigris, au regard perdu, qui se balancent d’une patte sur l’autre. Nous sommes bouleversées. Cela nous coupe l’envie d’assister au moindre spectacle, et nous finissonsi l’après-midi en centre-ville.

Depuis lors, mon peu d’attirance pour l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques est devenue une conviction politique. Plus tard, un reportage sur la maltraitance des orques dans les Marineland, diffusé sur la chaîne Arte, n’a fait que confirmer mes arguments en faveur de la protection de ces êtres vivants qui n’ont rien à faire dans des cages ou des bassins dans lesquels ils crèvent à petit feu.

C’est pourquoi je suis fière d’appartenir à une majorité qui est à l’origine d’une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale.

Depuis le début du quinquennat, les députés de la majorité sont particulièrement engagés dans le domaine de la cause animale. Ainsi, nous portons des propositions à la fois concrètes et ambitieuses :

Vers des cirques sans animaux sauvages

  • Nous pensons que la place d’un lion, ou d’un éléphant, n’est pas dans un camion à être transporté aux quatre coins de la France ! Ce sont des pratiques d’un autre temps.
  • Nous défendons donc l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques d’ici 5 ans.
  • Parce que les animaux sauvages ne sont pas des jouets, destinés à la parade, nous interdisons également leur présence sur les plateaux de télévision ou dans les boîtes de nuit !

Instauration d’une attestation de connaissance des besoins spécifiques de l’animal

  • Avant l’achat d’un animal de compagnie ou d’un équidé, il faudra signer une attestation pour s’informer des besoins d’un animal, et des coûts associés.
  • Parce qu’on n’achète pas un animal sur un coup de tête : cela doit être un choix réfléchi.
  • Nous voulons lutter contre l’abandon. Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui nous soyons le premier pays d’Europe en matière d’abandon !

Encadrement de la vente en ligne

  • Un animal n’est pas un objet. On ne doit pas pouvoir acheter un chien ou un chat comme on achète une paire de chaussures.
  • Nous encadrons la vente en ligne, afin de la limiter aux refuges, aux éleveurs et aux établissements immatriculés pour l’exercice à titre commercial de cette activité.
  • En limitant les achats compulsifs, nous réduirons le nombre d’abandons.

Aggravation des sanctions

  • Nous allons renforcer les sanctions en cas de sévices graves et d’actes de cruauté envers un animal : ces derniers seront désormais punis de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d’amende.
  • En cas de mort de l’animal, nous portons les peines à 5 ans d’emprisonnement et 75.000€ d’amende. 
  • Nous créons également de nouveaux délits dans le code pénal : filmer, et diffuser des images d’animaux en train de se faire maltraiter sera désormais puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000€ d’amende

Fin des élevages de visons destinés à la production de fourrure

  • Nous allons interdire en France les élevages de visons d’Amérique et d’animaux d’autres espèces non-domestiques exclusivement élevés pour la production de fourrure d’ici 2 ans.

Tout cela va dans le bon sens, et ne peut que me mettre de bonne humeur. A très vite pour de nouveaux billets !